Posts Tagged ‘Chris Corsano’

Sightings: TMT Decade List Unveiled This Week

Wednesday, February 10th, 2010

cassettes-700425News flash! We are currently on Day Three of Tiny Mix Tape‘s “Favorite 100 Albums of 2000-2009″ feature,” which editor Mr. P and his smurfs are unveiling in suspenseful little increments of 20 albums per day. I won’t post my own submission to the list here, but let me just say that recalling the albums that defined the earlier part of the last decade for me was one heck of a head-scratch down memory lane. There was a time, for instance, when my favorite thing to do on Friday afternoons was listen to Is This It? on repeat at my friend Antonia’s parents’ house and then walk past this storefront on East 7th Street where Julian and Fabrizio could invariably be spotted chomping on pizzas and playing Super Mario. Ah, youth!
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Portraits: Death Unit, Northampton Wools, Regression, Spykes, and Dog Lady at Coco66

Monday, February 1st, 2010

IMG00028-20100130-0018Death Unit at Coco66 in Greenpoint, January 29, 2010

At the midpoint of the last decade, it seemed possible that noise music was ready to reach an audience beyond a core group of hardcore scene aficionados, record collector nerds, other musicians, fringe Euro art enthusiasts, and Midwestern basement hangers-on. Wolf Eyes toured with Sonic Youth and released the epochal Burned Mind after signing with Sub Pop. Carlos Giffoni inaugurated his first No Fun Fest with a mind-boggling line-up of artists from all corners of the scene. Giffoni’s own No Fun Productions tracked the development of noise from 2005 onwards with a carefully curated selection of just over fifty releases in five years, a surprisingly lean number of offerings from a scene known for its sometimes comical prolificacy. Lightning Bolt was gaining some overground attention with a brand of hyper-charged punk that merged noise and thrash metal with the strong aesthetic appeal of the legendary Fort Thunder collective.
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Will Guthrie, Spike-s, Pica Disk

Sunday, September 13th, 2009

-1“In Australia, it’s really different. When you’re a musician, you do a lot of different things. You don’t just do improvised music, or jazz. So I played in rock groups, in hip-hop groups, in jazz groups, with a Flamenco dance company, a lot things like that. And then I went to conservatory to study improvisation.”* For American ears, it is hard to comprehend how Australian expat percussionist Will Guthrie‘s improvisations manage to make so much sense in so many different contexts. Last year, between one-off collaborations with members of the European electro-acoustic and free jazz community (Jérome Noetinger, Jean-Luc Guionnet, Clayton Thomas, Ferran Fages), he took to the French autoroutes with banjo player Scott Stroud and smashed old bluegrass standards like “Pretty Polly” and “Cripple Creek” into a shower of wooden splinters–while still leaving his listeners longing for the Appalachian mountains.
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Chris Corsano, Mick Flower, et l’extase de l’abandon

Tuesday, December 9th, 2008

3021071077_91c06d0245Le mois dernier, au Festival SOY, plus d’une centaine d’auditeurs plein d’espoir se pressaient dans un petit bar du coin pour assister à une extatique performance entre Chris Corsano, prodige de la batterie originaire de la Nouvelle Angleterre, et Mick Flower, gourou du drone britannique. Nous ne pouvions pas manquer l’occasion de leur poser quelques questions.

Peut-être faut-il féliciter d’un tel succès les Nantais, capables de mobiliser des foules pour le genre de concert qui n’attirerait normalement qu’un petit cercle d’aficionados de l’expérimentation et de l’improvisation. Mais peut-être en faut-il féliciter Corsano et Flower eux-mêmes, qui, avec The Radiant Mirror, leur premier LP, ont concocté quelque chose qui n’est pas éloigné d’un cross-over. Leur instrumentation est simple : une batterie, un sac plein d’objets incongrus (des bols tibétains, quelques bâtons, quelques vêtements, une corde de guitare et son pont), et un instrument indien assez rare, qui sonne comme un sitar sous stéroïdes électroniques. Et pourtant, presque par magie, Corsano et Flower arrivent à condenser les plus hautes envolées de l’euphorie humaine en une seule onde sonore, s’étirant et palpitant à l’infini.

Visitation Rites: Quand et comment avez-vous commencé à jouer ensemble ? Était-ce avec le Vibracathedral Orchestra, ou votre amitié musicale est-elle plus ancienne ? À quelles autres occasions avez-vous joué ensemble ?

Chris Corsano : Notre duo date de juin 2005, d’un concert qu’on avait demandé à Mick de faire à Leeds. C’est donc lui la tête pensante. Nous avions déjà joué deux fois en 2004 au sein d’un bien plus grand ensemble, quand Paul Flaherty et moi collaborions avec le Vibracathedral Orchestra. Plus tard, en 2005, j’ai joué plusieurs fois en tant qu’invité dans le Vibracathedral Orchestra (un concert par-ci, une jam par-là), mais je n’en ai jamais été membre à part entière.

Qu’est-ce qu’un banjo japonais, et comment en joue-t-on ?

Mick Flower : C’est un instrument indien, quelque chose entre le tympanon et l’autoharp – il a dix-sept cordes. Le mien est électrique, avec des micros et une finition sunburst.

Quand on écoute The Radiant Mirror, entend-on seulement un banjo japonais et une batterie, ou bien ajoutez-vous d’autre instruments (ou objets) à l’équation ?

Mick Flower : Oui, c’est juste un banjo japonais et une batterie. Il y a aussi un tampura électronique qui bourdonne tout le temps, mais on ne peut l’entendre que lorsqu’on joue doucement.

Écoutiez-vous beaucoup de musique indienne lorsque vous avez enregistré The Radiant Mirror? Si oui, quel genre ? Vouliez-vous consciemment renvoyer à ces influences ?

Chris Corsano : J’écoutais alors et j’écoute toujours E. Gayathri, Shruti Sadolikar, Nikhil Banerjee, Bismillah Khan, Debashish Bhattacharya, Veena Sahasrabuddhe, Alla Rakha, Zakir Hussain, et aussi un peu de musique du Pakistan (en particulier Nusrat Fateh, Ali Khan et Aziz Mian). Je ne dirais pas que nous faisons consciemment l’effort d’émuler ou d’adapter ces influences, mais nous ne les renions pas non plus.

Quel genre de “planification” avez-vous établi quand vous avez décidé d’enregistrer l’album ? Avez-vous décidé en amont de certains éléments stylistiques ou structurels, ou bien vous laissiez-vous simplement porter par l’inspiration ? J’imagine que je suis simplement en train de vous demander de décrire un peu votre processus de travail…

Chris Corsano : Je crois que l’idée était simplement d’appuyer sur le bouton [rec], de jouer pendant un moment, et de s’occuper de corriger et modifier certaines choses plus tard. Ce que nous faisons est toujours improvisé, bien que les instruments et les accordages que nous utilisons soient toujours à peu près les mêmes. Il reste encore un tas de trucs à faire au sein de ce cadre.

Comment le projet évolue-t-il quand vous jouez live, en fonction des lieux, des auditoires, des états d’esprit ? Y a-t-il des éléments qui restent les mêmes dans toutes les performances de Corsano et Flower, exceptés Corsano et Flower eux-mêmes ?

Chris Corsano : Je dirais que les choses changent beaucoup. Rien que lors des concerts que nous avons fait récemment (Aalst, Nantes, Paris), la longueur, la structure, la dynamique des différents sets était très différente.

<strong>Quels ont été les défis que vous avez relevé pour enregistrer votre album ? Qu’avez-vous appris de cette expérience ? Avez-vous beaucoup changé votre approche ?

Chris Corsano : Je n’ai pas le sentiment d’avoir travaillé différemment avec Mick. Fondamentalement, je réagis à ce qu’il fait, tout en essayant d’apporter ma touche personnelle. Si ce que je fais avec Mick sonne différemment de mes autres projets, eh bien, je dirais qu’il faut en créditer Mick, dont le son est unique.

Qu’est-ce que la liberté, en musique, signifie pour vous ? Je ne parle pas de la liberté dans un sens très précis, je pense juste à cet espace ouvert que vous vous efforcez de cultiver quand vous décidez de jouer ou d’enregistrer ensemble. “Libre”, “free” est un mot pas mal utilisé en critique musicale, mais il est finalement aussi ambigu dans ce contexte que dans le contexte politique. Ça m’intéresse de savoir ce que vous en pensez, surtout qu’on utilise généralement ce mot quand on parle de vous.</strong>

Chris Corsano : Tu as raison, c’est vraiment ambigu. On peut considérer que cela renvoie à l’émancipation de contraintes comme des structures ou des partitions prédéfinies (ce que nous faisons), ou bien à l’émancipation d’une pulsation constante (ce que nous faisons parfois, mais pas tout le temps), ou bien encore à l’idée d’une ouverture d’esprit quant à la forme que peut prendre la musique. En fait, “free” et ce genre d’étiquettes sont juste des raccourcis, auxquels je ne me raccroche pas trop.

Propos recueillis par Emilie Friedlander

Traduction : Sophie Pécaud

Photos : Hrvoje Goluza

Publié dans, décembre 2009.

Chris Corsano, Mick Flower, and the Rapture of Letting Go: Interview with Chris Corsano and Mick Flower

Tuesday, December 9th, 2008


Last month at the SOY festival, over a hundred concert hoppers packed into a tiny neighborhood bar to witness an ecstatic free-for-all by New England drum prodigy Chris Corsano and British drone guru Mick Flower. Perhaps we can leave up it to the good people of Nantes to turn out in droves for the kind of show that might ordinarily attract a small circle of improv and experimental music obsessives. Or we can leave it to Corsano and Flower themselves, who, with The Radiant Mirror, their first joint lp, just might have cooked up something verging on a cross-over record. Their set-up is simple: a drum kit, a bag full of odds and ends (singing bowls, a few twigs, some pieces of cloth, a guitar string and bridge), and a rare Indian instrument that sounds like a sitar on electronic steroids. And yet somehow, almost magically, Corsano and Flower manage to condense the full spectrum of human exaltation into a single, protracted, endlessly beating soundwave. Clearly, Visitation Rites couldn’t pass up the opportunity to ask a few questions.

Emilie Friedlander: How, and when, did you guys start playing together? Was it with Vibracathedral Orchestra (Mick’s main project) or does your musical friendship pre-date those collaborations? What other types of configurations have you appeared together in?

Chris Corsano: The duo started in June of 2005 at a show Mick had been asked to do in Leeds. So he’s the mastermind. We had played together a couple of times in 2004 in a much larger group when myself and Paul Flaherty collaborated with Vibracathedral Orchestra. Later on in 2005, I guested in Vibracathedral a few times (a show here, a jam there), but I’ve never been a card-carrying member.

EF: What in the world is a Japan banjo, and how do you play it?

Mick Flower: It’s an Indian instrument, a cross between a dulcimer and autoharp – it has 17 strings. The one I play is an electric version with pick-ups and a sunburst finish.

EF: When we listen to The Radiant Mirror, are we hearing just Japan Banjo and a drum kit, or do you guys work other instruments (or objects) into the equation?

MF: Yes, just Japan Banjo and Drum Kit. There’s also an electronic tampura going all the time, often it can only be heard when we play quietly.

EF: Were you guys listening to a lot of Indian music around the time you recorded The Radiant Mirror? If so, what kind of stuff were you listening to? Was there a conscious effort to play off of these influences?

CC: I was/am listening to E Gayathri, Shruti Sadolikar, Nikhil Banerjee, Bismillah Khan, Debashish Bhattacharya, Veena Sahasrabuddhe, Alla Rakha, Zakir Hussain, and some Pakistani music as well (Nusrat Fateh, Ali Khan, and Aziz Mian, specifically). I wouldn’t say there was a conscious effort to emulate or adapt these influences, but we weren’t denying them either.

EF: About how much of a “game plan” did you guys have when you set out to record the album? Were there any structural or stylistic elements that were decided upon beforehand, or you were you just kind of riding the creative flow? I guess I’m just asking you guys to describe your joint working process a little bit…

CC: I think the plan was to hit record, play for a while, and worry about editing later. What we do is always improvised, though the instruments and tunings we use have more or less stayed the same. There’s still a lot of room to move within that set up.

EF: When you guys play this stuff live, how much does the project transform from venue to venue, crowd to crowd, or mind-state to mind-state? Are there any constants that carry over to each Corsano-Flower performance, asides, of course, from Corsano and Flower themselves?

CC: I’d say things vary a good deal. Just thinking about the shows we recently did (Aalst, Nantes, Paris), there were a lot of differences in the three sets’ lengths, structure, dynamics, etc.

EF: What were some challenges that came up when you guys recorded the album? In what ways has this collaboration been a learning experience for the both of you, or a departure from your “usual” working styles?

CC: It doesn’t feel like a there’s a difference in how I approach playing with Mick vs. playing with other people. I’m basically reacting to what he’s doing while at the same time trying to put my two cents in. If the music sounds different than other things I do, then I’d say that’s down to Mick’s sound being unique.

EF: This question might seem either too obtuse, or too much of a no-brainer, but I thought I’d give it a go anyway: What does freedom, in music, mean for you guys? I’m not talking about the “Land of the free, home of the brave” kind of freedom, or even necessarily about “freedom” as in “free jazz” (which the French affectionately call “le free,” funnily enough), but just about the kinds of open-ness you guys strive for when going about the business of playing and recording together? “Free” is word that’s definitely thrown around quite a bit in music journalism, but it’s ultimately just as ambiguous within a musical context as it is within the sphere of politics. So I’m interested to hear what you two have to say, especially since you’ve been tagged with this word quite a bit.

CC: You’re right, it’s totally ambiguous. You could look at it as being free from some constraints such as preconceived structures/scores (which we are) and/or a constant pulse (which we sometimes are and sometimes aren’t) and/or having an open mind to what shape the music can take. Truthfully, “free” and other genre tags are just shorthand, and I don’t get too hung up on them.

Interview by Emilie Friedlander, November 2008

Photo: Hrvoje Go

Concert on November 2nd at the Grimault (Nantes) as part of the Soy Festival.

Cool Toons:
Chris Corsano/Mick Flower Duo, The Radiant Mirror, Textile Records, 2008.